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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 07:07

 

Lac--Neuschwanstein.jpg



Je ne sais pas pourquoi, mais aujourd'hui je pense à ces deux retraités (frère et soeur) avec qui il y a quelques années, nous avions partagé un voyage en Bavière, à la rencontre des châteaux du roi Louis II.
Ce couple aimait voyager ensemble depuis que le frère était veuf… la soeur "elle" n'avait jamais été mariée et soutenait avec plaisir son frère inconsolable après soixante années d'un mariage comblé et heureux.
Ils était tous deux cultivés et passionnés par la musique de Richard Wagner, et l'histoire de ce beau roi bâtisseur. Et quand nous partagions quelques repas avec eux, ils nous racontaient avec beaucoup de discrétion ce que nous leur demandions au sujet de ce "fabuleux" royaume.
Je me souviens aussi de ce moment à la fin du voyage, où cet homme pourtant discret, m'avait parlé de son épouse disparue  pour qui il avait eu un amour incommensurable… sans amertume et sans tristesse, il souriait en parlant d'elle comme on parle d'une princesse. Il évoquait  cette vie "merveilleuse" qu'il  avait partagé à ses cotés… sa soeur acquiesçait ce qu'il disait avec douceur… et c'était très émouvant..
  
Il disait aussi en parlant de "Son amour"  qu'elle avait choisi d'arrêter d'exercer son métier de médecin pour s'occuper de leur famille; J'avais oser demander si elle était belle et  le visage illuminé, il m'avait invité à regarder quelques photos qu'il gardait sur lui.

Comme si c'était hier… je me souviens de l'une d'entre elles où on pouvait la voir  jeune et souriante en train d'étendre du linge dans le jardin de  leur maison du sud de la France. (j'avais alors presque senti l'odeur des vêtements qui se balançaient sur les fils de l'étendoir…)
Il disait aussi avec un regard plein d'admiration, qu'une fois leurs trois enfants élevés, elle s'était vouée bénévolement à une permanence médicale de leur ville, jusqu'à la fin de sa vie.
Elle, la soeur, n'avait jamais eu la chance de rencontrer "sa moitié" comme on dit… et elle avait vécu en grande harmonie pas très loin de son frère et de sa famille. Il n'y avait aucun regret dans sa voix quand elle parlait, mais simplement un fond de tristesse imperceptible...

C'est étonnant, mais aujourd'hui je pense à ceux dont je ne connais même pas le nom, mais je les invite sous mes arbres et j'espère qu'ils sont heureux où qu'ils soient… ici ou plus haut.

 

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  • : Pendant que le monde va à sa destinée… moi je reste là… sous les arbres avec mes musiques et mes souvenirs… parfois révoltée, parfois apaisée… mais vivante. © Gabrielle.Ségui - Textes non libres de droits- aout 2011
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