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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 07:26

 

 

Le Kairouan

 

 

Et puis l'amoureux de mes vacances a disparu avec l'iode, les coquillages et l'eau tiède de ma plage désertée... avec mes amis, ma maison aussi, mon jardin et mes premières cabanes construites vaille que vaille au milieu du grand jardin.. et avec toute mon enfance... d'un seul coup.

C'est vrai que quand on a treize ans, on ne comprend pas tout de suite que ce départ est un adieu… parce qu'à ce moment-là, on est toute enjouée de monter sur ce grand et beau navire blanc... même si des femmes pleurent autour de nous, en regardant leur vie et leurs souvenirs s'éloigner… 

Et nous les plus jeunes, insouciants, on s'amuse à visiter ce bateau prison qui nous emmène vers l'inconnu… vers un autre continent… vers cette mère patrie tant admirée... tant détestée.

 

                                                          ✰ ✰ ✰  

 

 

La grande maladie de l'exilé ; c'est la nostalgie de ce qu'il a perdu.
ça commence par des mots qui pleurent, qui grignotent le coeur, qui le ramènent en arrière pour lui rappeler qui il était, et ce qu'il est devenu.
                                                                                                                              Henri Verneuil

 

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  • : Pendant que le monde va à sa destinée… moi je reste là… sous les arbres avec mes musiques et mes souvenirs… parfois révoltée, parfois apaisée… mais vivante. © Gabrielle.Ségui - Textes non libres de droits- aout 2011
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