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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 16:24

Ce qui est le plus lumineux dans cette vie…

c'est de garder toujours avec soi cet enthousiasme de chaque instant…

cette légère folie qui fait qu'on se sent merveilleusement vivant.

Et quand il arrive qu'on perde l'attrait de cette lumière…

c'est qu'on a déjà perdu un peu sa vie.

souslesarbres
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 16:16
 "Le manège sur les vagues"

Autour des îles qui longent la grande ville...

il y a des bateaux bleus qui s'amusent avec le vent

rien ne les perturbe… ils avancent, il avancent…

souslesarbres
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 08:01
Méditerranée....

Je marche éternellement sur ces rivages, entre le sable et l'écume.

Le flux de la marée effacera l'empreinte de mes pas, et le vent emportera l'écume.

Mais la mer et le rivage demeureront éternellement.

Khalil Gibran "le sable et l'écume"

♒♒♒

"Devant la mer… il y a toujours un coin de bout du monde et d'éternité…"

G.S
souslesarbres
5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 20:03

Nouvellement rapatriée d'Algérie dans un village près de Bordeaux, ma grand-mère paternelle était allée en famille, visiter la grande ville traversée par la Garonne.

Et pendant qu'elle se promenait tranquillement devant les vitrines des grands magasins de l'avenue Sainte Catherine, un passant pressé, lui avait déposé en riant… une queue de cerise au creux de la main. ( il faut préciser que ma grand mère tenait toujours son petit sac au creux du coude, comme Elisabeth d'Angleterre… avec sa main droite vers le haut, en forme de coupelle... )

Surprise et outrée par ce geste cavalier, elle avait aussitôt réagi en le traitant de "chenapan" amusée elle aussi malgré la farce…

Et chaque fois qu'elle venait passer quelques jours chez nous, elle adorait raconter cette histoire qui nous amusait toujours autant… nous ses petits enfants.

Plus de cinquante ans après… quand les médias parlent de Bordeaux… j'imagine encore ma grand mère suffoquée… sur le trottoir de la longue avenue, avec une queue de cerise au creux de la main… et elle vit à nouveau.

souslesarbres
1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 18:00
"Descent of the Sun" © Vladimir Kush

"Descent of the Sun" © Vladimir Kush

Sur le chemin qui mène de l'aurore au zénith

et qui finit sous le halo d'un rayon de lune…

la vie s'enivre de mille moments bleus

qui s'ajoutent un a un… timidement...

pour ne former qu'un seul bonheur... entier

souslesarbres
27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 13:18
Instant de Lune...

Nous serons à plus de mille lieues l'un de l'autre,

Mais au jardin de l'Ouest, la lune claire sera la même.

Wang Wei
souslesarbres
26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 09:01
 "Le visage endormi" © Leonor Fini

"Le visage endormi" © Leonor Fini

Nous cherchons tous le repos. Partout, dans ce que nous faisons, dans ce que nous disons, c’est le repos qui est désiré, le sommeil bienheureux dans une parole, dans un amour, dans un travail. C’est pour trouver le sommeil dans une vérité que nous commençons à apprendre. C’est pour goûter au sommeil de la chair – à son endormissement entre les bras de l’autre – que nous tombons amoureux. C’est pour jouir du sommeil minéral d’une fatigue que nous entreprenons mille et un travaux. Il y a une aimantation de la vie vers le sommeil. La vie en nous ne tend qu’à se reposer, qu’à se déprendre enfin d’elle-même dans un amour, dans un savoir, dans un emploi. Partout, dans toutes nos occupations, là même où nous nous croyons le plus éveillés, là même nous cédons à cette attirance d’un sommeil. L’enfance là-dedans est l’exception.

L’enfance est dans la vie comme une chambre éclairée dedans la maison noire. Les enfants n’aiment pas aller dormir, n’aiment pas ce congé chaque soir donné à la vie. Cette résistance au sommeil, c’est le visage de l’enfance et c’est la figure même de l’excès: poser des questions qu’aucune réponse ne viendra endormir.

Christian Bobin  "La merveille et l’obscur"
souslesarbres
16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 07:42
"Le mobile silencieux"

Avant de tomber au sol... la feuille de l'automne s'est accrochée au fil de la toile d'araignée

et pendant toute une journée, suspendue dans l'air, elle a dansé avec le vent…

Pourquoi elle ? pourquoi pas une autre...

souslesarbres
9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 09:44

Chaque jour que m'offre le soleil… je me dois de créer ou de restaurer quelque chose de mes mains, et de faire un geste pour améliorer la beauté qui m'entoure…

et à chaque fois… c'est mon esprit qui se restaure et s'embellit aussi.

La beauté m'est aussi précieuse que l'air que je respire…

souslesarbres
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 09:22
Liberté !

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris t
on nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris t
on nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris t
on nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris t
on nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris t
on nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris t
on nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris t
on nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris t
on nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris t
on nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris t
on nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris t
on nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris t
on nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris t
on nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris t
on nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris t
on nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris t
on nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris t
on nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écri
s ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris t
on nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris t
on nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te
nommer

Liberté.

Paul Éluard
souslesarbres

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  • : Pendant que le monde va à sa destinée… moi je reste là… sous les arbres avec mes musiques et mes souvenirs… parfois révoltée, parfois apaisée… mais vivante. © Gabrielle.Ségui - Textes non libres de droits- aout 2011
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