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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 21:38

Installée devant le grand écran de l'infini…

j'ai regardé le croissant lumineux qui se couvrait

de lourds nuages noirs... et s'effaçaient en courant

pour laisser place à la lumière...

J'ai regardé longtemps ce phare de l'infini

qui se cachait à nouveau...

derrière des vapeurs plus légères et plus claires

comme pour se dévêtir encore une fois...

Dans le silence d'avant la nuit...

j'ai contemplé longtemps la danse des nuages

devant le croissant de lune doré

sur l'immense écran de l'infini…

souslesarbres
11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 19:03
Les rêves Dans le Ruisseau…

Il ne faut pas briser les rêves des petites filles...

ni jeter leur poupée de papier mâché dans le lit du ruisseau

Il ne faut pas leur raconter que le vilain sorcier n'existe que dans les contes de fées

et que le prince charmant ne dirige ses flèches que pour vaincre l'ennemi...

Ce n'est pas bien de briser les rêves des petites filles

et d'arracher les grands yeux d'Agathe de leur poupée

souslesarbres
6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 07:00

Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Partout où vous allez, vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que vous avez déjà reçu.

Romain Gary "La promesse de l'aube"

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souslesarbres
4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 13:52

"Lorsque l'enfant paraît…" le cercle des familles s'interroge, et tous n'applaudissent pas…

Certains sont heureux, d'autres étonnés… d'autres plutôt contents, et ceux qui pensent ne pas être concernés s'indignent et partent en guerre contre l'enfant et sa mère.

Cette famille de pacotille renie l'Enfant comme ne pouvant pas "être des leurs" et rejette Son histoire comme s'il était le résultat d'un traquenard organisé pour essayer de leur voler une part de leur assiette froide.

Mais l'enfant lui résiste… il grandit entouré d'amour plus qu'il ne lui en faut, et fait l'admiration de ses maîtres d'école et de ses copains de classe…

La mère elle, fait comme si elle n'entendait pas les critiques qui se racontent derrière des sourires hypocrites… ( il est vrai que ce n'est pas digne de nos civilisations judéo chrétiennes qu'un enfant porte le nom de sa mère…)

Mais elle s'en moque la jeune femme seule contre tous… quand elle entend les chuchotement des "bonnes âmes" affirmer qu'un enfant "sans le père" est irrémédiablement perdu et voué à l'échec.

Mais la mère s'en fiche et l'enfant sourit… il chante avec la vie… et le grand père et la mère le regardent sourire et chanter comme on regarde un spectacle Divin…

Et l'enfant s'épanouit… grandit et grandit encore, jusqu'à ce que la vie lui offre enfin ce qu'il a construit par son travail, son courage et sa détermination.

Plus d'insinuations… d'humiliations… plus personne n'a plus rien à dire. Ils ont tous perdu ceux qui voulaient enfoncer les clous dans une montagne d'Amour qui a fini par les ensevelir.

" Lorsque l'enfant paraît "
souslesarbres
24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 06:53
Couleurs du soir…

Il y a des soirs ou le ciel exulte…

Tant pis pour ceux qui ne lèvent pas les yeux

souslesarbres
21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 22:10
"Le petit Dieu Solaire"

Ce n'est pas à cause du chat qui l'a épargné, que le Scarabée en promenade dans le jardin a évité le pire et prend la pause au soleil, mais tout simplement grâce à mon pas détourné.

Car ce chat lui, ne touche jamais aux Scarabées, même si je ne lui ai jamais dit que le Scarabée est un animal sacré…

"Mais chuuuut… les chats sont des Anges qui connaissent les secrets des Dieux et des hommes... et peut-être ceux des Scarabées."

souslesarbres
17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:58

Hier après-midi, une amie des vacances de mon enfance… m'a envoyé quelques images de notre coin de plage… celle à laquelle nous avons été arrachées à jamais. Elle me demandait si l'une d'entre elles pourrait bien être la rue où nous habitions… et cette photo trouvée sur internet prise presque un demi siècle après notre "exode" m'a complètement bouleversée… emportée… presque anéantie. Figée, comme par la foudre devant la vue de cette rue qui menait jusqu'à la plage, j'avais l'impression de sortir d'un sommeil trop long qui ne me permettait plus de réaliser si depuis toutes ces années loin de ce pays tant aimé, j'étais encore vivante… et même si le lieu semblait désolé, les maisons défraichies et presque abandonnées…. moi je n'y voyais que la vie animée des jours heureux.

Je revoyais mon chien debout sur sa niche qui aboyait en nous regardant descendre la rue jusqu'à la mer, parce qu'il voulait toujours venir avec nous prendre son bain.

Je revoyais aussi la petite barque posée sur le sable qui nous attendait pour rejoindre le large et passer des heures à rire et à plonger dans une eau toujours tiède et salée…

J'entendais quelques uns de mes copains fredonner la chanson de Daniel Gérard "Gonzales" quand notre voisin monsieur Gonzales, un grand gaillard très bon nageur partait pêcher avec son fusil harpon. Ça l'amusait toujours beaucoup, et il leur répondait en chantant avec eux qu'il avait rendez-vous avec la belle Anna…

Malgré notre prochain départ qui se confirmait, il y avait toujours quelqu'un pour plaisanter et trouver une nouvelle façon de faire rire tout le monde...

Hébétée devant cette image qui me racontait des histoires et me redonnait plus de vie, je ne voulais plus être ailleurs… c'était comme si toutes ces années passées loin de cette rue et de ce Pays n'avaient pas vraiment existé… et que tout ce que j'ai vécu depuis n'avait été qu'illusion...

souslesarbres
13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 10:11

Je n'ai pas envie qu'on me respecte… je préfère être aimée.

Le respect sans l'Amour, c'est un sentiment très mal placé.

Le respect : c'est la politesse des misérables...

souslesarbres
8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 10:26
Une Lueur Bleue sur un Nuage…

Tout ce qui se vit sur la terre monte et s'évapore vers le ciel…

mais seuls les mots bleus restent suspendus au dessus des nuages

tout comme ceux cachés sous les capelines de paille qui protègent les jolies femmes

qui n'en finissent pas de prier et de rêver à l'aimé… quand passe un nuage…

"Image"

"Femme à la capeline" © Claude Fossoux

souslesarbres
5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 09:01
"Olivier avec ciel jaune et soleil" Vincent Van Gogh

"Olivier avec ciel jaune et soleil" Vincent Van Gogh

Un jour les arbres se mirent en chemin pour oindre un roi qui régnerait sur eux.

Ils dirent à l’olivier : « Sois notre roi ! »

L’olivier leur répondit :

« Faudra-t-il que je renonce à mon huile, qui rend honneur aux dieux et aux hommes,

pour aller me balancer au-dessus des arbres ? »

Alors les arbres dirent au figuier :

« Viens, toi, sois notre roi ! »

Le figuier leur répondit :

« Faudra-t-il que je renonce à ma douceur et à mon excellent fruit,

pour aller me balancer au-dessus des arbres ? »

Les arbres dirent alors à la vigne : « Viens, toi, sois notre roi ! »

La vigne leur répondit :

« Faudra-t-il que je renonce à mon vin, qui réjouit les dieux et les hommes,

pour aller me balancer au-dessus des arbres ? »

Tous les arbres dirent alors au buisson d’épines : « Viens, toi, sois notre roi ! »

Et le buisson d’épines répondit aux arbres :

« Si c’est de bonne foi que vous m’oignez pour régner sur vous, venez vous abriter sous mon ombre.

Sinon un feu sortira du buisson d’épines et il dévorera les cèdres du Liban ! »

L'apologue de Yotam "Le livre des Juges"
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  • : SOUS LES ARBRES
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  • : Pendant que le monde va à sa destinée… moi je reste là… sous les arbres avec mes musiques et mes souvenirs… parfois révoltée, parfois apaisée… mais vivante. © Gabrielle.Ségui - Textes non libres de droits- aout 2011
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