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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 08:46

 


 

Quand deux voix d'Anges se rencontrent…
il suffit simplement de se laisser emporter dans la magie de l'instant.


souslesarbres
13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 10:50

Portoferraio-Romain.S.jpg

                                   Il y a du linge étendu sur la terrasse

                                                     et c'est joli…

                                                                                                                        "Nino Ferrer"


souslesarbres
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 10:58

Nonza-Haute-Corse--R.S-.jpeg                                                              Nonza © Romain Ségui

 

 

À peine le temps de respirer profondément entre un décollage et la dégustation d'un  "canistrelli"

on se retrouve posé entre ciel et mer, sur des plages désertées avant l'arrivée des visiteurs de l'été…


et c'est l'odeur de l'iode et les senteurs du maquis qui vous envahit pour vous rappeler que vous êtes vivant... léger, libre et heureux…

souslesarbres
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 10:35

  Cap Corse-R.Segui 2012

                                                       Au Cap Corse © Romain Ségui

 

 

Juste à côté… à quelques encablures de la grande ville et de ses clameurs… il y a des îles qui semblent... comme  oubliées au bout du monde.
Là-bas, entre les montagnes et la mer, le temps semble suspendu comme dans un rêve sans fin...

"Je vais y retourner pour voir si la Nazaréen est venu se cacher dans le silence des chapelles qui dominent les villages ensoleillés…"

 

souslesarbres
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 14:41

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              Le jardin mouillé

 

             La croisée est ouverte; il pleut

             Comme minutieusement,
             À petit bruit et peu à peu,
             Sur le jardin frais et dormant.

             Feuille à feuille, la pluie éveille
             L'arbre poudreux qu'elle verdit;
             Au mur, on dirait que la treille
             S'étire d'un geste engourdi.

             L'herbe frémit, le gravier tiède
             Crépite et l'on croirait là-bas
             Entendre sur le sable et l'herbe
             Comme d'imperceptibles pas.

             Le jardin chuchote et tressaille,
             Furtif et confidentiel;
             L'averse semble maille à maille
             Tisser la terre avec le ciel.

             Il pleut, et les yeux clos, j'écoute,
             De toute sa pluie à la fois,
             Le jardin mouillé qui s'égoutte
             Dans l'ombre que j'ai faite en moi.

              Henri de Régnier

 

 

 

                                          ☂   ☂   ☂   ☂   ☂   ☂  ☂  ☂  ☂ 

 


Quel bonheur d'entendre chanter la pluie dans les jardins et  sur les collines autour de la ville !


Toutes étonnées… les feuilles naissantes dansent en souriant dans la douceur de l'air

Quel plaisir d'imaginer la terre nourrie  par le ciel avant les grands soleils d'été…

Ces perles de vie tombées des nuages ravissent l'atmosphère et mon coeur…

                                                                                                                                  

souslesarbres
2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 20:17

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Cette roue sous laquelle nous tournons Est pareil à une lanterne magique.

Le soleil est la lampe ; le monde l'écran ; Nous sommes les images qui passent.

Omar Khayyâm


                                                                                                                                 

souslesarbres
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 15:31

 

Vladimir_Kush-Divine-Geometry.jpg

                                       "Divine Geometry"  © Vadimir Kush

 

 

  Litanie

 

Nous ne nous accomplissons jamais.
 

Nous sommes deux abîmes glissant vers l'abîme - un puits  contemplant le Ciel.

 

Fernando Pessoa "Le livre de L'intranquillité"



 

 

souslesarbres
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 16:21

Alain-cartron-huile-sur-toile-.jpg                                                          Huile sur toile © Alain Cartron

 

Ce que j'aime particulièrement dans cette vie… c'est quand l'air est tiède et que les yeux fermés, je peux sentir quelques mèches de cheveux balayer mon front et mon visage…
c'est un moment incomparable...

 

 

 

 

souslesarbres
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 13:24

Fleurs-ephemeres.jpg

En ces heures ou le paysage est une auréole de vie, et où rêver n'est que se rêver soi même, j'ai élevé, mon amour, dans le silence de mon intranquillité, ce livre étrange où s'ouvrent, tout au bout d'une allée d'arbres, les portes d'une maison abandonnée.

J'ai cueilli pour l'écrire l'âme de toutes les fleurs et, des instants éphémères de tous les chants de tous les oiseaux, j'ai tissé un réseau d'éternité et de stagnation.

Telle la tisseuse, je me suis assis à la fenêtre de ma vie et oubliant que j'habitais la et que j'existais, j'ai tissé des linceuls pour un tiède ensevelissement, dans de chastes toiles de lin destinées aux autels de mon silence.

Et je t'offre ce livre, car je le sais beau autant qu'inutile. Il n'enseigne rien, ne fait croire à rien, ne fait rien sentir. Simple ruisseau coulant vers un abîme cendreux que le vent disperse, et qui n'est ni fertile ni nuisible.

                                                                                                                                             Fernando Pessoa

souslesarbres
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 13:35

Muse-Gibran-Bcharre--Ibrahim-Chalhoub.jpg                                                    Photographie de Gibran © Ibrahim Chalhoub

 

     Le Poète


Je suis un étranger dans ce monde et il y a, dans mon exil, une sévère solitude et un pénible isolement. Je suis seul, mais dans cette solitude, je contemple un pays inconnu et enchanteur, et cette méditation emplit mes rêves des fantômes d'un grand et lointain pays que mes yeux n'ont jamais vu.

Je suis un étranger au milieu de mon peuple, et je n'ai pas d'amis. Lorsque je vois quelqu'un , je me dis en moi-même : « Qui est-ce, comment l'ai-je connu, pourquoi est-il ici, et quelle loi m'unit à lui ? »

Je suis un étranger envers moi-même, et lorsque j'entends parler ma langue, mes oreilles s'étonnent de ma voix. Je vois mon moi intérieur sourire, pleurer, braver et craindre. Et mon existence s'étonne de ma substance tandis que mon âme interroge mon coeur. Mais je demeure inconnu, enfoui dans un effrayant silence.

Mes pensées sont des étrangers pour mon corps et lorsque je me tiens devant un miroir, je vois sur mon visage quelque chose que mon âme ne voit pas et je trouve dans mes yeux ce que mon moi intérieur n'y a pas découvert.

Lorsque je me promène, le regard vide, dans les rues de la bruyante cité, les enfants me suivent en criant: voici un aveugle. Donnons-lui une canne pour qu'il cherche son chemin à tâton. « Lorsque je les fuis, je trouve un groupe de jeunes filles, et elles s'accrochent à mes vêtements en disant:« Il est sourd comme un roc. Emplissons ses oreilles de la musique de l'Amour. « Et lorsque je m'écarte d'elles, une foule de gens âgés me montrent du doigt tremblant en disant: « C'est un fou qui a perdu l'esprit dans le monde des génies et des goules. »

Je suis un étranger dans ce monde. J'ai parcouru l'Univers d'un bout à l'autre, mais je n'ai pu trouver un endroit où reposer ma tête. Et je n'ai connu aucun des humains que j'ai rencontrés, ni un individu qui ait voulu prêter l'oreille à mon âme.

Lorsque j'ouvre à l'aurore mes yeux qui n'ont pas connu le sommeil, je me trouve emprisonné dans une sombre grotte au plafond de laquelle pendent des insectes et sur le sol de laquelle rampent des vipères.

Lorsque je sors pour trouver la lumière, l'ombre de mon corps me suit, mais l'ombre de mon esprit me précède et me ramène vers un endroit inconnu à la recherche de choses qui dépassent mon entendement, et elle s'empare d'objets qui n'ont pour moi aucune signification.

Le soir, je rentre et je me couche sur mon lit fait de tendres plumes bordé d'épines, je contemple en moi de troublants et heureux désirs et je ressens de pénibles et joyeuses espérances.

À minuit, les fantômes des temps révolus et les esprits des civilisations perdues s'insinuent dans les failles de la grotte pour venir me parler... Je les regarde et ils me regardent. Je leur parle et ils me répondent en souriant. Alors, je tente de les saisir, mais ils me glissent entre les doigts et s'évanouissent comme le brouillard qui s'étend sur le lac.

Je suis un étranger dans ce monde, et il n'est personne dans l'Univers qui comprenne le langage que je parle.Le dessin de bizarres souvenances se forment soudainement dans mon esprit et mes yeux font apparaître d'étranges images et de tristes fantômes. Je me promène dans les prairies désertes, j'observe les ruisseaux à la course rapide qui remontent de la vallée vers le sommet de la montagne. J'observe les arbres dénudés qui fleurissent et qui portent leurs fruits et qui perdent leur feuilles en un instant. Puis je vois tomber les branches qui se transforment en serpents mouchetés.

Je vois les oiseaux qui flânent là-haut en chantant ou en poussant des cris plaintifs. Puis ils s'arrêtent, ouvrent leurs ailes et se transforment en jeunes filles dévêtues à la longue chevelure. Elles me regardent de leurs yeux fardés et fous, et elles me sourient de leurs lèvres pleines, barbouillées de miel, et elles tendent vers moi leurs mains parfumées. Puis elles montent et disparaissent à ma vue comme des fantômes, laissant au firmament l'écho sonore de leurs railleries et de leurs rires moqueurs.

Je suis un étranger dans ce monde... Je suis un poète qui versifie la prose de la vie, et qui compose en prose ce que la vie versifie.

Pour cette raison, je suis un étranger, et je resterai un étranger jusqu'au moment où les ailes blanches et fraternelles de la mort me ramèneront chez moi dans mon beau pays. Là, où habitent la lumière, la paix et la compréhension, j'attendrai les autres étrangers qui seront sauvés de ce monde mesquin et sombre par le piège amical du temps.

                                                                                                                                                   Khalil Gibran                                                                                                                                  

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  • : SOUS LES ARBRES
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  • : Pendant que le monde va à sa destinée… moi je reste là… sous les arbres avec mes musiques et mes souvenirs… parfois révoltée, parfois apaisée… mais vivante. © Gabrielle.Ségui - Textes non libres de droits- aout 2011
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