Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 10:06

 

Numa

 


Rien à dire de particulier sous le soleil écrasant de cette fin d'été…
sinon que les grands arbres sont toujours là...
que le chat s'étire... entre ombre et lumière sur son transat préféré
et que la vie est plutôt jolie...

 

souslesarbres
22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 06:27


La peur empêche de vivre. Si la peur empêche de vivre, c'est parce qu'elle empêche de mourir. Dans la peur qui vient du bord de l'eau, du bord d'une écriture ou d'un amour, on est appelé à se lâcher, à quitter cette proximité où l'on est avec soi-même, pour aller vers ce qu'on ignore, vers l'inconnu de soi. D'ailleurs ce n'est pas nécessaire de vivre de grandes choses pour toucher à cette mort de soi. La contemplation déjà ~ le fin regard sur les choses, la pure attention du monde ~ est comme une mort minuscule, un éloignement de soi aussi entier que dans un amour fou.
La contemplation est un amour ou n'est rien.
La peur, toujours, procède de dessaisissement  de soi. C'est la crainte de mourir et de ne plus sortir de la mort. Mais si on cède à la crainte, alors c'est fini : on est mort, pire que mort ~ on est sage, on est vieux. Délivré de toute vie, amputé de toute blessure.
La plupart de nos activités n'ont d'autres sens que de rendre impossible l'approche en nous d'une mort ~ d'une séparation d'avec soi, et donc aussi, puisque tout cela va ensemble, l'avènement d'une résurrection…
 

Christian Bobin "La grâce de solitude" 

 

souslesarbres
21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 06:33

 

Solitude-by--Rosie-Hardy.jpg

 

 

La solitude est plus une grâce qu’une malédiction. Bien que beaucoup la vivent autrement. Il en va de de le solitude comme de la folie : il y a deux folies, comme il y a deux solitudes. Il y a une folie qui est subie… Subie par celui ou celle qui la vit. Celle-là n'est ni enviable ni heureuse. Elle est noire, et elle n'a que ça. Que noire. Que pesante.
De même il y a une mauvaise solitude. Une solitude noire, pesante. Une solitude d’abandon, où vous vous découvrez abandonné… peut-être depuis toujours. Cette solitude-là n’est pas celle dont je parle dans mes livres. Ce n’est pas celle que j’habite, et ce n’est pas dans celle-là que j’aime aller, même s’il m’est arrivé comme tout un chacun de la connaître. C’est l’autre solitude que j’aime. C’est l’autre solitude que je fréquente, et c’est de cette autre dont je parle presque en amoureux.

Je crois que pour vivre – parce qu’on peut passer cette vie sans vivre, et c’est un état sans doute pire que la mort – il faut avoir été regardé au moins une fois, avoir été aimé au moins une fois, avoir été porté au moins une fois. Et après, quand cette chose-là a été donnée, vous pouvez être seul.

La solitude n’est plus jamais mauvaise. Même si on ne vous porte plus, même si on ne vous aime plus, même si on ne vous regarde plus, ce qui a été donné, vraiment donné, une fois, l’a été pour toujours. A ce moment-là, vous pouvez aller vers la solitude comme une hirondelle peut aller vers le plein ciel…

 

 "La grâce de solitude"  Christian Bobin


 

souslesarbres
20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 07:28

 

Marc-Chagall-femme-au-Bouquet.jpg

                                                          © Marc Chagall

 


Elles sont tristes les fleurs virtuelles offertes "facilement " d'un clic sur internet…
et pourtant, elles sont belles et colorées les fleurs électroniques du web !
mais elles sont tristes quand même ces fleurs sans parfum...

Elles sont tristes à cause des autres…
de celles qui attendent en souriant dans la boutique du fleuriste
à cause de celles qui embaument et qu'on peut caresser.. respirer en fermant les yeux…
de celles, qui vont arriver en robe de fête et enrubannées au port de l'amie ou de l'aimée…

                                                                                                                                                   

souslesarbres
19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 07:30

 

Avant-la-nuit-R.S.jpg

 

Et bien voilà… la nature fait doucement  son travail de nature, et les beaux jours de fin d'été raccourcissent inexorablement…
le figuier distribue généreusement ses larges feuilles jaunies sur les graviers du jardin…
c'est bien aussi de se rapprocher de la prochaine saison des ocres et des brumes...
celle qui annonce la petite laine qui accompagne déjà le spectacle des couchers du soleil d'avant la nuit…

 

 

souslesarbres
18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 07:40



Avoir des amis quand on est enfant ou adolescent, c'est simple et joyeux !

On s'assoit n'importe ou, sur un trottoir ou sur une plage, on rit de tout et de n'importe quoi… on ne parle jamais de refaire le monde, mais on est toujours plein de rêves et d'espoirs ( pour quand on sera grand…)
On mange un sandwich qu'on trouve toujours bon, même si le pain n'est pas très souple, et on se fiche pas mal du bio et de la provenance des produits qui le composent.. on s'en fiche de tout ça… ce qui compte, c'est de le partager "en rigolant" avant d'aller "piquer une tête" dans la grande bleue pour continuer à s'amuser en liberté...

Plus tard, quand on est devenu enfin "des grands" la plupart du temps, on se doit de prévoir à l'avance des repas qui vont se transformer en de véritables thèses sur la gastronomie ou sur l'art des vins, et qui vont une fois sur deux se terminer en débats sur les idées et les divergences politiques de chacun.
Et chez "les grands" malheureusement trop souvent, ce que l'on va présenter sur la table va être analysé, ou même critiqué.
Finalement.. pas si important l'âge, le prix et la provenance des vins… que le vinaigre soit balsamique ou pas…

"L'amitié, c'est partager de bon coeur ce que l'on a... c'est avoir des relations chaleureuses avec des gens qui sont toujours là pour vous... et qui ne vous critiquent pas."


                                                                                                                                                                

souslesarbres
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 23:18

 

Filante.jpg

 

 
Allongée.. les yeux vers la voûte assombrie, j'attends patiemment mon étoile filante du soir...

et ce sont finalement des petites lumières clignotantes qui apparaissent en sillonnant le ciel, et qui transportent avec elles "tout plein" de gens installés dans un vol de nuit..

Ils voguent vers un autre coin du monde... et peut-être dorment-ils déjà.
D'où sont-ils partis.. où vont-ils aller... que font-ils de leur vie ?


Et moi, si petite au milieu de mon jardin, j'attends toujours mon étoile filante d'avant la nuit, pour "moi aussi" m'endormir en rêvant...

souslesarbres
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 12:04


C'est étonnant cet air qui pénètre  "naturellement" dans nos poumons à chaque inspiration…


c'est bien qu'il soit toujours là.

souslesarbres
15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 07:50

 

Marc-CHAGALLLes-amoureux-Au-dessus-de-la-ville-1-copie-1.jpg

                                                                         © Marc Chagall

 


Bien protégée sous la couverture de mes arbres, il m'arrive quelques fois de penser à L'Amour…

et je réalise que quand on aime quelqu'un, on a envie de le dire au monde entier… parce que quand on est amoureux, on a toujours envie de sourire, de chanter et de faire partager ce bonheur…
c'est tellement "magique" d'aimer et de se sentir aimé… quoi de plus léger, de plus lumineux et de plus doux que de vivre un amour…
Quand on aime, on est tellement apaisé qu'on imagine que rien de mauvais ne peut nous arriver… et que la bulle dans laquelle on danse nous protège de tout.. sauf de la joie.
A chaque instant, le regard de "l'autre" vous habille de fils d'or et sa voix vous transporte vers des endroits que la terre ne peut pas retenir tant ils sont légers…

Quand on est au paroxysme d'un Amour, on devrait pouvoir rester dans ce temps.. hors du temps… comme figée dans l'espace.. pour que cela ne s'arrête jamais..
parce que c'est si rare de "Se" rencontrer vraiment... de Se reconnaitre enfin.
Quand je pense à l'Amour sous les grands arbres au creux de mon jardin, je ne pense à rien d'autre qu'à un amour partagé et chanté à la face du monde…

 

souslesarbres
14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 07:10



C'est curieux comme la Sagesse nous demande toujours de pardonner à ceux qui nous ont offensé…

Personnellement, il me serait difficile de pardonner à quelqu'un qui m'à fait du mal, ou à d'autres qui ont cru que j'étais assez faible pour essayer de me nuire…

J'aurais du mal à pardonner, simplement  parce qu'au moment même où je comprends la trahison... à ce moment précis et  "terrible" où vous avez la sensation que la terre se dérobe sous vos pieds.. ce moment "insupportable" où vous avez besoin de respirer profondément pour ne pas vous sentir mourir…
et bien tout juste après cet instant cruel... ni haine, ni ressentiment, ni regret… c'est finit ; ces gens ne font plus partie de ma vie, ni même de mes pensées, c'est l'oubli total.
ça opère comme une réaction naturelle d'autodéfense qui se déclenche un peu comme un airbag.. et cela depuis l'enfance.
Et à ce moment précis, ce moment où ça fait vraiment mal… une voix intérieure et amie me dit que finalement, c'est un peu de ma faute, parce que j'aurais pu être plus vigilante avec mon coeur.
Alors,  celui ou celle qui m'a fait du mal continue sa route, et moi je pense fortement que j'ai beaucoup de chance de plus faire partie de la leur…
finalement c'est peut-être ça aussi Pardonner.

 

"On ne peut pas pardonner à quelqu'un qui n'existe pas… ou plus"

                                                                                                                                         

souslesarbres

  • : SOUS LES ARBRES
  • SOUS LES ARBRES
  • : Pendant que le monde va à sa destinée… moi je reste là… sous les arbres avec mes musiques et mes souvenirs… parfois révoltée, parfois apaisée… mais vivante. © Gabrielle.Ségui - Textes non libres de droits- aout 2011
  • Contact