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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 22:38

Quand quelqu'un vous a mal aimé ou a fait semblant de vous aimer… il devient peu à peu comme un lieu désaffecté qui n'intéresse plus personne… sans intérêt, qui se tient loin de la vie… oublié.

Le néant
souslesarbres
14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 07:33

Les musiques de la fin des années cinquante ont l'odeur de la petite bouteille marron floquée d'un soleil doré, que les jeunes femmes appliquaient abondamment sur leur joli corps en bikini fleuri ou écossais rose ou bleu.

Bien sûr c'était sur les plages de là-bas… sur le sable brûlant des rivages presque désertés de mon pays…

Chacun s'installait avec son "Cabasset" débordant de nourriture comme si une pénurie alimentaire était annoncée… et dans ces paniers qui attendaient bien à l'abri du soleil sous un parasol, il y avait des pizzas et les incontournables "cocas" aux poivrons tomates, cuisinées la veille, par des mères ou des grand-mères débordant d'amour pour leurs enfants-Rois…

Il y avait aussi des sandwichs tous plus goûteux et colorés les uns que les autres… sans oublier la glacière garnie d'eau fraîche et des bouteilles de cette boisson pétillante à la pulpe d'orange qu'on agite en dansant sur les publicités…

Les musiques et le parfum de cette huile bronzante me transporte vers d'autres parfums toujours présents…

Ils restent pour moi le fil conducteur d'une mémoire qui grandit avec les années… et qui pourtant devrait se faire plus fragile…

souslesarbres
29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 13:11
Éphémère...

Heureusement que les fleurs sont belles avant de faner et de mourir…

parce sinon… ce serait terriblement injuste.

souslesarbres
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 10:42
Peinture © Théophile Steinlen

Peinture © Théophile Steinlen

"Les chats sont des petits morceaux de divinité, créés pour supporter l'imperfection de l'Homme"

G.S

souslesarbres
21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 06:56
L'Étreinte

Dans cette étreinte il y avait tout ce qui n'a pas fleuri…

Il y avait le souvenir doux amer… balayé comme les feuilles des platanes

de la grande avenue qui menait sur la scène d'un théâtre détruit à jamais…

Il y avait des éclats de rires qui montaient au dessus de l'eau bleue

entourée par une arène immaculée… écrasée de soleil...

Dans cette étreinte il y avait deux corps en apnée, follement tièdes et pudiques…

qui s'élevaient au dessus d'un monde qui n'existait plus.

Dans cette étreinte, il y avait ce moment d'éternité dont parle si bien le poète

et qui revient dans le souvenir quand la brise de la mer se fait plus intense...

plus vive.

Image "Eternity" Tomasz Alen Kopera

souslesarbres
10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 12:52
"Jardin public" Édouard Vuillard

"Jardin public" Édouard Vuillard

Quand on est assise sur un banc dans un parc, aux premières douceurs du printemps… on peut lire, ou regarder les arbres entourés par le vol des insectes et des oiseaux… ou même fermer les yeux, le visage offert aux rayons du soleil…

Installée sur ce banc, on peut aussi observer les gens qui passent… et tous ceux qui partagent cet espace.

Et la première réflexion qui vous interpèle, c'est cette réalité qui vous dit: «Tous ces humains sont vivants !…» un sang tiède bouillonne à l'intérieur de chacun d'eux, et tous sont animés par cette vie qui leur donne la joie de se déplacer chacun à son rythme, et qui fait qu'ils évoluent dans cette merveilleuse danse du visible.

Les grands vainqueurs de cette scène haute en couleurs sont les enfants et les amoureux…

Les enfants parce qu'ils ne pensent jamais à la mort, et les amoureux parce que l'amour les anesthésie et les maintient dans cette béatitude qui les tient éloignés du conscient et les fait planer dans un rêve éveillé…

Et pourtant… tous ne sont pas aussi vivants que d'autres, et certains même sont déjà un peu partis…

Ces derniers restent longtemps silencieux sur ce banc du spectacle, parce qu'ils savent qu'à chaque instant, tout peut s'arrêter et disparaître à jamais.

souslesarbres
8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 17:01

Rencontrer quelqu'un, le rencontrer vraiment - et non simplement bavarder comme si personne ne devait mourir un jour -, est une chose infiniment rare.

La substance inaltérable de l'amour est l'intelligence partagée de la vie.

Christian Bobin "La Dame blanche"

Emily sait quelque chose que les autres ne savent pas. Elle sait que nous n'aimeront jamais plus d'une poignée de personnes et que cette poignée peut à tout moment être dispersée, comme les aigrettes de pissenlit, par le souffle innocent de la mort. Elle sait aussi que l'écriture est l'ange de la résurrection.

Christian Bobin "La Dame blanche"

"Ces merveilleux textes de Christian Bobin pour ne jamais oublier Gérard qui connaissait le ciel par coeur… et qui l'a rejoint beaucoup trop tôt…"

L'Ange de la résurrection...
souslesarbres
30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 12:17

Après que le grand bateau blanc nous ait débarqués sur les côtes de cette mère patrie que mes maîtres d'école m'avait appris à aimer sans la connaître… il m'arrive encore de réécouter la chanson de "Richard Antony" qui résonnait sur les radios de l'été mille neuf cent soixante…

Là-bas, de l'autre côté du bleu... la majorité d'entre nous ne quittions jamais ce coin de paradis où nous vivions pleinement heureux…

Nous n'avions pas l'envie d'aller voir ailleurs parce que pour nous, les vacances les plus merveilleuses… c'était le soleil, la plage et les jeux dans l'eau jusqu'à la nuit tombée, où nous nous réunissions sur les trottoirs des maisons pour rire et parler jusqu'à un sommeil écrasant malgré les lendemains incertains…

Après avoir passé quelques semaines confinées dans un hôtel de fortune dans la grande ville phocéenne, nos parents nous avaient confiés à une tante rapatriée du Maroc déjà installée dans un village du Bordelais, où nous devions attendre sagement qu'ils nous trouvent un lieu… un appartement où essayer de recommencer une vie…

La soeur de mon père avait chez elle un chien Berger Allemand qui s'appelait Wolf. Et ce chien "merveilleux" de beauté et d'intelligence me tendait chaque matin sa laisse qu'il gardait dans la gueule pour me demander de l'emmener en promenade le long de la voie ferrée qui couronnait le village.

Ma tante m'avait accompagné une première fois pour que je voie comment Wolf adorait courir le long de la voie ferrée pendant le passage des trains, et tous les jours nous partions tous les deux pour cette échappée "anesthésiante" qui me tenait éloignée de l'immense chagrin d'être loin de mon pays…

Pendant que le grand chien joyeux courrait après le train, moi j'avais l'air de cette triste mélodie dans la tête. Tout était lié… l'histoire d'un train, d'un ultime départ, d'un amour perdu…

Et depuis toutes ces années… depuis une vie… quand j'entends les premières notes de cette musique inoubliable, mon coeur se serre et s'effondre.

souslesarbres
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 08:03
Image © Albert Wolff

Image © Albert Wolff

Quand l'oiseau se balance sur la branche qui se casse sous ses pattes… il va reprendre son envol tout naturellement vers de plus hauts sommets…

Mais quand la branche sur laquelle repose l'homme se brise et cède sous son poids… ce n'est pas la même histoire…

"L'homme vulnérable doit toujours s'assurer que la branche qui le soutient n'est pas pourrie…"

souslesarbres
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 18:39
Lumière du soir…

Après deux jours de grisaille et de pluie

le soleil s'est dévoilé en fin de journée

comme un cadeau inattendu…

juste pour offrir sa lumière sur les murs du jardin

et de la joie et du rêve dans les coeurs...

souslesarbres

  • : SOUS LES ARBRES
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  • : Pendant que le monde va à sa destinée… moi je reste là… sous les arbres avec mes musiques et mes souvenirs… parfois révoltée, parfois apaisée… mais vivante. © Gabrielle.Ségui - Textes non libres de droits- aout 2011
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