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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 07:04

JAMAIS… jamais quand on a été obligé de quitter son pays, les amis de son enfance… sa maison… jamais on ne peut vivre comme avant… où que l'on soit dans le monde, on reste  toujours un étranger... on est pas d'ici.

Pourtant même si on se dit souvent : « tout va bien… la vie m'a donné de beaux cadeaux, elle a souvent été douce avec moi, et si je devais en choisir une parmi toutes: je choisirai la mienne, sans hésiter… »

On se dit aussi ; j'ai visité de si beaux pays... la France est belle aussi, j'adore ma nouvelle maison... et j'ai tant d'autres bonheurs...

 

Mais cette blessure sourde  enfouie au plus profond de votre coeur ressurgit toujours sans prévenir... à la moindre fatigue, au moindre découragement… pour vous rappeler qu'elle ne vous quittera jamais.

Alors vous vivez avec... comme on le fait avec le souvenir d'un amour perdu...

souslesarbres
9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 05:26

 

Aujourd'hui, après tant d'années... sous les arbres de mon beau jardin qui domine la grande ville, je réalise encore que les départs sur les bateaux, c'est toujours émouvant… même quand on peut revenir chez soi.

Parce que quand on s'éloigne de la terre bruyante pour rejoindre cette étendue déserte et bleue " si belle "  la sirène qui sonne le départ a toujours un côté  émouvant, presque solennel… et pour moi un peu plus tragique…

Je ne peux plus voir partir un bateau sans penser à l'exil… je sens que c'est inexorable.. même si je ne le voulais plus, c'est comme ça, je dois l'accepter ; ça fait partie de moi… je l'accepte.

souslesarbres
8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 07:26

 

 

Le Kairouan

 

 

Et puis l'amoureux de mes vacances a disparu avec l'iode, les coquillages et l'eau tiède de ma plage désertée... avec mes amis, ma maison aussi, mon jardin et mes premières cabanes construites vaille que vaille au milieu du grand jardin.. et avec toute mon enfance... d'un seul coup.

C'est vrai que quand on a treize ans, on ne comprend pas tout de suite que ce départ est un adieu… parce qu'à ce moment-là, on est toute enjouée de monter sur ce grand et beau navire blanc... même si des femmes pleurent autour de nous, en regardant leur vie et leurs souvenirs s'éloigner… 

Et nous les plus jeunes, insouciants, on s'amuse à visiter ce bateau prison qui nous emmène vers l'inconnu… vers un autre continent… vers cette mère patrie tant admirée... tant détestée.

 

                                                          ✰ ✰ ✰  

 

 

La grande maladie de l'exilé ; c'est la nostalgie de ce qu'il a perdu.
ça commence par des mots qui pleurent, qui grignotent le coeur, qui le ramènent en arrière pour lui rappeler qui il était, et ce qu'il est devenu.
                                                                                                                              Henri Verneuil

 

souslesarbres
7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 09:25

 

Verte-rive-Mare-Nostrum

                                           Verte Rive © Jacqueline Simon "Mare Nostrum"

 

 

Les images de mes jeunes années sont remplies  d'une enfance paisible malgré un avenir incertain, sous fond de guerre civile… que seuls les enfants savent ignorer, bien protégés par leurs sourires et par leurs jeux… 


Là-bas, au pays des terres rouges.. jamais de tristesse, sinon celle due  "au prince charmant" des vacances qui passait sans me regarder… parce que pour lui, je n'étais encore qu'une enfant, et qu'à son âge, il préférait courtiser les plus grandes.. celles plus moulées dans des jupes trop serrées et dont les yeux et la bouche étaient maquillés pour attraper le regard des garçons…
et pourtant.. la veille de mon départ vers la France, il avait demandé à me rencontrer pour me connaître enfin, et pour me parler… tout timide à l'ombre d'une barque posée sur le sable gris de notre plage.
J'avais presque exaucé mon rêve de premier amour… parce qu'il avait "enfin" posé son regard sur moi..

mais un peu trop tard... je ne l'ai jamais revu.

                                                                                                                                                                   

souslesarbres
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 05:43


Le coeur de mon coeur, c'est aujourd'hui un présent enfin apaisé… avec des souvenirs heureux qui ressurgissent comme des caresses… pour me faire oublier en douceur tout ce qui a pu me faire perdre pied… sans regret.
Sans regret… parce que ce sont parait-il les souffrances qui vous construisent autant que les bonheurs…
enfin… je parle comme ça parce qu'en ce beau jour d'été, je trouve la lumière admirable et que le soleil me sourit...
mais c'est vrai que certains soirs d'hiver, il m'arrive de regretter certaines erreurs qui se sont amusées de mon coeur.
 

souslesarbres
5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 16:08

 

l-Ange-Claude-Theberge.jpg                                                       

                                                      © Claude Théberge

 

 

Et je suis là… sous les arbres, protégée par mon Ange…

entourée de bleu et de vert.. accompagnée du vent tiède qui fait danser les feuilles espiègles et fières, et qui se fichent bien de ce qui se passe au coeur des villes…
Elles ont bien raison les feuilles du jardin en flanc de colline… c'est ici qu'il fait frais, c'est ici qu'elles m'aident à me retrouver au coeur de mon coeur…
sans autre bruit que la conversation des oiseaux et le bavardage des cigales…

 

                                                                                                                                                             

 

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  • : SOUS LES ARBRES
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  • : Pendant que le monde va à sa destinée… moi je reste là… sous les arbres avec mes musiques et mes souvenirs… parfois révoltée, parfois apaisée… mais vivante. © Gabrielle.Ségui - Textes non libres de droits- aout 2011
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