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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 17:23
Salvador Dali "Raphaelesque Head Exploding "

Salvador Dali "Raphaelesque Head Exploding "

Son esprit se mélange

et son coeur s'émiette…

Sa conscience se perd

et il se renie lui-même...

c'est simplement le diable

qui s'amuse de sa faiblesse

souslesarbres
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 14:11
L'espoir et les mots retrouvés...

Espoir...

Il dit quoi le moineau croisé au petit matin, dans la tiédeur du jardin...

Elle dit quoi la mésange qui danse "inlassablement" sur les branches du figuier

Et l'écureuil malin ? il dit quoi l'écureuil fauve qui grimpe et grimpe pour

croquer et croquer entre les aiguilles des pins

Tous, ils ils disent que le ciel est toujours aussi léger... et que le souffle du vent

les emportent comme avant, vers les "merveilleux nuages"

Ils disent aussi que le soleil du matin resplendit toujours autant

pour éclairer les fleurs multicolores, et la mer, et les champs...

Ils disent que la terre vit encore... et que rien n'est vraiment perdu tant

qu'ils pourront voler... que la vie est encore la vie...

Il disent qu'ils chanteront encore tant que les hommes pourront entendre

le message de la terre… le message de la vie

Ils disent que le prochain printemps sera encore encore plus beau

et que les parfums embaumeront alentour comme jamais...

                                                                                                      "Chimères et Songes" Juillet 2009   
souslesarbres
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 17:03
"Par la fenêtre"

Quand je vis, la vie me manque. Je la vois passer à ma fenêtre, elle tourne vers moi sa tête mais je n'entends pas ce qu'elle dit, elle passe trop vite. J'écris pour l'entendre.

Quand je n'écris pas c'est que quelque chose en moi ne participe plus à la conversation des étoiles. Les arbres, eux, sont toujours dans un nonchalant état d'alerte. Les arbres ou le bêtes ou les rivières. Les fleurs se hissent du menton jusqu'au soleil. Il n'y a pas une seule faute d'orthographe dans l'écriture de la nature. Rien à corriger dans le ralenti de l'épervier au zénith, dans les anecdotes colportées à bas bruit par les fleurs de la prairie, ou dans la main du vent agitant son théâtre d'ombres. À l'instant où j'écris, j'essaie de rejoindre tous ceux-là.

Christian Bobin "La Grande Vie"
souslesarbres
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 22:47
"Verte -Rive" hors saison... un peu avant le déluge....

"Verte -Rive" hors saison... un peu avant le déluge....

Sur la grande toile qui informe, dérange, et favorise les échanges de toutes natures, il arrive parfois, que certains réseaux sociaux permettent à tout un chacun de retrouver des amis d'avant… ceux de la prime jeunesse… ceux qu'on croyait perdus à jamais...

Ces êtres qu'on n'a jamais oublié, et avec qui on a partagé nos plus grands moments d'insouciance… quand ils réapparaissent dans votre vie après des dizaines et des dizaines d'années, vous en apprennent bien plus sur vous que tous les "Psy" de la terre !…

Ces liens "indestructibles" enfouis dans un coin de votre mémoire, reviennent vers vous comme pour vous rendre un peu de votre jeunesse…. un souffle de vie.

Et immergée dans ce passé, vous vous retrouvez presque nue… tout comme au départ de la grande aventure… celle dont vous rêviez ensemble, pendant ces heures légères où nous avions tous la même richesse… cette jeunesse insolente qui vivait dans le présent et qui se croyait éternelle… là-bas… de l'autre côté de l'horizon, sur ces plages tant aimées… et jamais oubliées…

Alors comme avant, vous rejouez à la balançoire sur les énormes pneus des roues d'avions qui servaient de bouées à tous les enfants de la plage, et qu'on avait tant de mal à crapahuter… juste pour avoir le plaisir de retomber dans l'eau tiède en riant…

Comme avant vous reprenez la petite barque en bois blond qui vous amenait au large des côtes, pour plonger et replonger encore... comme des "petites sirènes" dans des eaux plus bleues… plus profondes.

Tout comme dans ces années de vos douze ans… vous faites revivre le grand "Chien Loup" noir, que vous promeniez en laisse "fièrement" pour épater les copains !…

Et vous parlez encore et toujours de ce pays tant aimé… et de cette atmosphère douce amère… douce parce que le soleil brûlant nous donnait cette folle gaité, et amère parce que le danger était toujours présent, latent… silencieux.

Et vous revivez un peu de ce "là-bas" qui reste à jamais le pays auquel vous avez été arrachés… comme on se débarrasse injustement d'une plante prête à fleurir…

souslesarbres
3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 00:29

J'ai toujours craint ceux qui ne supportent pas d'être seuls et demandent au couple, au travail, à l'amitié voire, même au diable ce que ni le couple, ni le travail, ni l'amitié ni le diable ne peuvent donner : une protection contre soi-même, une assurance de ne jamais avoir affaire à la vérité solitaire de sa propre vie. Ces gens-là sont infréquentables. Leur incapacité d'être seuls fait d'eux les personnes les plus seules au monde.

Christian Bobin "L'épuisement"

souslesarbres
22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 09:56

Les fleurs qu'on ne reçoit jamais n'ont l'odeur de rien… le parfum du néant.

Elles sont emprisonnées sous les pierres d'une maison abandonnée… si éloignée que personne ne les trouvera jamais.

Elles sont froides comme ces vieux conteneurs oubliés sur le quai d'un port du nord… qui restent là… rouillés dans ce désert glacé… trop compacts, trop durs pour se briser.

"Les fleurs que l'on envoie jamais n'ont la couleur de rien, puisque qu'elles sont détachées de toute forme de vie... de toute forme d'Amour."

Les fleurs du néant…
souslesarbres
20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 16:06

Par la fenêtre dans ma chambre, isolée à cause d'un refroidissement saisonnier, je peux observer avec bonheur, le groupe de palombes qui comme chaque année, investit le grand chêne qui surplombe le jardin.

À des heures régulières, ces grands oiseaux élégants, virevoltent de branches en branches et dévorent des dizaines de glands avant qu'ils ne tombent à terre…

Et le grand chêne se transforme alors en un arbre de Noël géant, animé par le déploiement constant des larges ailes de ces petits nuages gris, qui font courber les branches à chacun de leur déplacement…

Devant la fenêtre de ma chambre, malgré le ciel bas de novembre, je ne suis pas seule… cette famille de palombes que j'aime tant devient un peu la mienne…

"L'arbre à Palombes"
souslesarbres
17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:41

Il faut que je sois vivant pour écrire, et je ne le suis pas toujours.

Christian Bobin
souslesarbres
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 15:00
"Les feuilles mortes"  © Ernest Biéler

"Les feuilles mortes" © Ernest Biéler

Les feuilles des arbres qui protègent le jardin du soleil de l'été, ont rejoint le bac de composte, pour donner de la force à la terre d'un prochain printemps...

Elles sont toutes là, mélangées !… celles de l'abricotier, du figuier, de la vigne vierge qui couvre sur le mur de la maison… celles du grand Acacia !… elle sont toutes là avec leurs couleurs d'automne… mélangées pour enrichir l'humus précieux dans le silence de l'hiver…

Les feuilles de ces arbres que je connais par coeur et qui m'accompagnent dans ma solitude bénie, sont comme la voix de l'aimé quand elle résonne dans une pièce de votre maison… elles vous donnent la force de traverser l'hiver, avant de vous ouvrir à la vie d'un prochain printemps.

"Les feuilles mortes de l'automne sont comme le regard de l'aimé quand il vous accompagne… elles se transforment au fil des saisons mais ne meurent jamais."

souslesarbres
11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 11:09
Écoute…

Écoute mon petit… écoute les conseils d'un "vieux" de la mer… d'un Dieu parmi les Dieux !

Ne t'éloignes pas trop de ceux qui te protègent et qui t'ont offert leur maison quand tu étais perdu, seul et et désorienté.

Car l'amour vrai, c'est quand la voix parle à l'oreille et que la main caresse…

C'est quand celui ou celle qui t'aime s'inquiète de ton absence… mais qui se réjouit encore plus quand tu es libre et heureux de te mouvoir…

L'amour c'est quand un visage et un coeur s'illumine dès que tu franchis la porte de la maison…

C'est quand quelqu'un te regarde alangui avant ton sommeil, en pensant tout bas : merci mon Dieu… merci pour ce moment.

C'est quand tu sens sur ta joue un long baiser volé, qui n'en finit pas de te parler et de te parler encore…

Écoutes bien mon petit… je sais que tu m'entends dans le silence ce matin d'automne…

L'amour ce n'est pas posséder, mais se parler… se frôler… sans jamais trop s'éloigner.

souslesarbres

  • : SOUS LES ARBRES
  • SOUS LES ARBRES
  • : Pendant que le monde va à sa destinée… moi je reste là… sous les arbres avec mes musiques et mes souvenirs… parfois révoltée, parfois apaisée… mais vivante. © Gabrielle.Ségui - Textes non libres de droits- aout 2011
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