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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 08:40
 Ce n'est pas le poète qui écrit...

Ce n'est pas le poète qui écrit

ce sont les soleils de sa vie qui déposent une à une, des lettres silencieuses sur la grande page blanche de son coeur…

Ce n'est pas le poète qui écrit

mais les orages intérieurs de ses nuits qui projettent l'encre bleu sur ses pages endormies…

Ce n'est pas le poète qui écrit

il n'est qu'un passeur choisi par des anges… pour accrocher des éclats de rêves sur ses pages endormies…

souslesarbres
5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 12:38

La vérité, c'est qu'il y a des moments dans l'histoire, des moments comme celui que nous vivons, où tout ce qui empêche l'homme de désespérer, tout ce qui lui permet de croire et de continuer à vivre, a besoin d'une cachette, d'un refuge. Ce refuge, parfois, c'est seulement une chanson, un poème, une musique, un livre.

"Il n'y a pas d'art désespéré - le désespoir, c'est seulement un manque de talent."

Romain Gary "Éducation européenne"

Folon "La mer" image J-Jacques Vandamme

Folon "La mer" image J-Jacques Vandamme

souslesarbres
2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 14:59

Je me demande comment on ne peut pas devenir fou dans les rares instants où la splendeur de l'univers enflamme notre cerveau. Quelque chose nous protège de cette explosion qui, comme tout ce qui nous protège, nous nuit.

* * *

Des milliers de brins d'herbe qui émeuvent le prés sont des milliers de sages. Autant de leçons données à la même seconde, C'est épuisant et encore, je ne compte pas les poèmes écrits sur l'air par le papillon blanc, ses ailes frémissant comme la main d'un secrétaire pressé de prendre des notes.

A l'ouverture de la porte, la feuille de vigne vierge tombe sur mon épaule avant de glisser à terre, et c'est comme la douceur d'une main fantôme, toute l'amitié des morts pour les vivants.

Christian Bobin "Éclats du Solitaire"

"Éclats du Solitaire"

Les mots ailés de Christian Bobin, je les ai tous… pas un ne manque dans la bibliothèque de la chambre silencieuse…

Ces petits livres bien rangés sur l'étagère en bois blond, je ne les lis pas souvent… mais je sais qu'ils sont là, et c'est ça qui est important…

j'aime savoir que je peux en ouvrir un quand mon coeur est chancelant… et que je vais y trouver cette communion qui va m'emporter et me permettre de me retrouver intacte…

J'aime savoir qu'à chaque page, je vais rejoindre l'essentiel et la légèreté qui m'abandonne parfois…

J'aime imaginer que quelqu'un peut transposer à ma place, ce que je ressens et que je ne saurais écrire…

G.S
souslesarbres
1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 22:55
Morne Saison...

Sur le chemin qui va vers l'hiver

plus une fleur à cueillir…

sinon ramasser des feuilles

qui elles aussi ont fini leur vie

souslesarbres
31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 11:12

Des instants de douceur et de grâce

s'invitent à la première lumière du jour...

et ça résonne comme le cadeau d'un messager

qui sonne à ma porte… un matin de Noël

souslesarbres
28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 15:58
"Hope Builder Award" ©  Christine O'Brien

"Hope Builder Award" © Christine O'Brien

Ne laisse pas le soin de gouverner ton cœur à ces tendresses parentes de l'automne auquel elles empruntent sa placide allure et son affable agonie.

L'œil est précoce à se plisser.

La souffrance connaît peu de mots.

Préfère te coucher sans fardeau ; tu rêveras du lendemain et ton lit te sera léger.

Tu rêveras que ta maison n'a plus de vitres.

Tu es impatient de t'unir au vent, au vent qui parcourt une année en une nuit.

D'autres chanteront l'incorporation mélodieuse, les chairs qui ne personnifient plus que la sorcellerie du sablier.

Tu condamneras la gratitude qui se répète. Plus tard, on t'identifiera à quelque géant désagrégé, seigneur de l'impossible.

Pourtant.

Tu n'as fait qu'augmenter le poids de ta nuit.

Tu es retourné à la pêche aux murailles, à la canicule sans été.

Tu es furieux contre ton amour au centre d'une entente qui s'affole.

Songe à la maison parfaite que tu ne verras jamais monter.

À quand la récolte de l'abîme ?

Mais tu as crevé les yeux du lion.

Tu crois voir passer la beauté au-dessus des lavandes noires…

Qu'est-ce qui t'a hissé une fois encore, un peu plus haut, sans te convaincre ?

Il n'y a pas de siège pur.

 René Char
souslesarbres
27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 19:44
souslesarbres
26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 16:24

Ce qui est le plus lumineux dans cette vie…

c'est de garder toujours avec soi cet enthousiasme de chaque instant…

cette légère folie qui fait qu'on se sent merveilleusement vivant.

Et quand il arrive qu'on perde l'attrait de cette lumière…

c'est qu'on a déjà perdu un peu sa vie.

souslesarbres
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 16:16
 "Le manège sur les vagues"

Autour des îles qui longent la grande ville...

il y a des bateaux bleus qui s'amusent avec le vent

rien ne les perturbe… ils avancent, il avancent…

souslesarbres
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 08:01
Méditerranée....

Je marche éternellement sur ces rivages, entre le sable et l'écume.

Le flux de la marée effacera l'empreinte de mes pas, et le vent emportera l'écume.

Mais la mer et le rivage demeureront éternellement.

Khalil Gibran "le sable et l'écume"

♒♒♒

"Devant la mer… il y a toujours un coin de bout du monde et d'éternité…"

G.S
souslesarbres

  • : SOUS LES ARBRES
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  • : Pendant que le monde va à sa destinée… moi je reste là… sous les arbres avec mes musiques et mes souvenirs… parfois révoltée, parfois apaisée… mais vivante. © Gabrielle.Ségui - Textes non libres de droits- aout 2011
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